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Comme la plupart des animaux, il est possible que l’Octodon degus développe des cancers ou des tumeurs. Bien que celles-ci soient moins communes que chez les rats ou les souris1, il existe des cas de tumeurs et cancers étudiés chez les degus. L’Octodon degus est un rongeur sensible à diverses sortes de pathologies, comme le diabète, la cataracte et les malocclusions dentaires. Les problèmes de peau sont également assez courants. Par contre, les cancers, tumeurs et masses non néoplasiques sont plutôt rares, même s’ils peuvent être liés à des problèmes dentaires. L’odontome2 est souvent observé en cas de malocclusion mais cela ne signifie pas qu’il évolue habituellement vers un cancer, d’où la nécessité de nourrir son degu de manière adaptée.
Seul un vétérinaire connaissant l'Octodon degus est à même de poser un diagnostic et de proposer des traitements adaptés. Attention à ne pas autodiagnostiquer ses animaux, cela peut conduire à une aggravation de l'état de santé.

Cancer et tumeur
Les tumeurs sont une déformation des tissus, liée à une reproduction anormale des cellules. Les tumeurs peuvent être bénignes ou malignes (c’est alors un cancer). Si les tumeurs sans gravité n’ont pas des conséquences aussi générales que le cancer, elles peuvent toutefois créer des complications aussi graves. Selon l’emplacement, ainsi que la taille de la tumeur, celle-ci peut provoquer des dysfonctionnements graves d’un ou plusieurs organes, voire mener à la mort.
Le cancer est induit par un comportement anormal des cellules qui se multiplient de façon excessive et forment parfois des tumeurs. C’est lorsque celles-ci sont malignes (agressives) qu’il s’agit d’un cancer. Cette pathologie induit de nombreux problèmes de santé et nécessite un traitement lourd chez l’être humain.
Il existe également des cas de masses non néoplasiques, c’est-à-dire des masses liée à un processus tel qu’une inflammation, une réparation ou une prolifération non néoplasique3. C’est donc une masse non cancéreuse, qui n’est pas une tumeur. Ces masses peuvent avoir de très multiples causes. Le terme « non néoplasique » ne signifie pas nécessairement une absence de prolifération cellulaire.
Malheureusement, il s’agit d’une pathologie que l’on retrouve chez presque tout être vivant, et son histoire évolutive est ancienne. Un cas remarquable d’ostéosarcome a été diagnostiqué chez un dinosaure4 Centrosaurus apertus, ayant vécu il y a… 77 millions d’années ! Chez les animaux de compagnie, il existe maintenant des possibilités de soigner le cancer, particulièrement développées chez les chiens et chats, mais elles ne leur sont pas légalement réservées5 6 et complexes à mettre en place7. Pour l’octodon, l’opération visant à retirer la tumeur est souvent la seule solution envisageable, en plus d’un traitement pour soulager le rongeur.
Fréquence des tumeurs chez l’Octodon degus
Les octodons contractent peu de cancers, comme le montrent certaines études. En effet, sur 300 octodons étudiés par l’équipe du docteur V. Jekl, seuls 6 ont développé des tumeurs2. D’autres données complètent ce diagnostic, avec des signes de tumeurs et de masses non néoplasiques, bénignes et non bénignes chez 16 pour 100 octodons étudiés8, mais ceux-ci étaient plus vieux et consultaient souvent pour des opérations. Enfin, une étude a trouvé 7 tumeurs dans un ensemble de 189 rongeurs9.
Les cancers et tumeurs restent donc relativement rares et apparaissent plutôt durant la vieillesse de l’octodon10. Dans la plupart des cas, l’ablation est la seule solution réalisable ; les données sur les traitements anticancéreux systémiques chez les octodons restent limitées et leur intérêt doit être évalué individuellement.

Causes
Les causes précises de la plupart des tumeurs de l’octodon ne sont pas connues. Les études citées ci-dessous chez le rat ou l’être humain ne démontrent pas des causes ou des mesures de prévention spécifiques au dègue.
Le risque de cancer peut être lié à plusieurs causes, dont certaines peuvent être influencées pour en limiter les risques :
- L’environnement : stress, rythme circadien, pollution, …
- Les hormones : certaines tumeurs mammaires sont notamment liées aux hormones,
- La génétique : bien que peu étudiée pour les octodons, chez les rats, certaines lignées déclarent plus de cancers11, sans que cela permette d’attribuer le risque chez l’octodon à un mécanisme génétique particulier.
- L’alimentation : la nutrition est l’une des causes possibles, d’une part en fonction de la qualité (traitements, insecticides …) ou des composants analytiques12 13. De plus, il semblerait qu’une mauvaise croissance des dents chez les octodons puisse provoquer des lésions dans la bouche. Il est donc indispensable de proposer à son octodon une alimentation adaptée, riche en calcium, et pauvre en glucose.
- Les virus : chez l’homme, certaines infections virales, bactériennes ou parasitaires sont associées à environ 16 % des cancers dans l’estimation historique citée 14, comme le papillomavirus. On a même retrouvé des liens entre les virus liés aux cancers mammaires chez les souris et aux cancers du sein chez l’être humain15.
Symptômes
Les symptômes de l’apparition d’une tumeur ou d’un cancer sont très variés. Il est nécessaire de peser son animal régulièrement, ainsi que de le manipuler pour pouvoir découvrir de potentielles grosseurs. Chez les octodons, les manifestations peuvent être variées et dépendent du type de cancer. Parmi ces manifestations, on retrouve principalement :
- Perte de poids inhabituelle,
- Apathie, manque d’intérêt, fatigue excessive,
- Refus de s’alimenter, déshydratation,
- Malocclusion dentaire16,
- Problèmes de peau, perte de poils,
- Formation de grosseurs, « boules » à divers endroits du corps (queue, oreilles, tête, ventre, bouche, peau, …),
- Problèmes respiratoires (rhinites),
- Boiterie, enflements anormaux des membres,
- Convulsions.
A : Fibrosarcoma, B : ChordomeIl est important, lors d’une suspicion de tumeur, de consulter le plus rapidement possible un vétérinaire qui puisse s’assurer de la santé de l’animal. Il sera alors possible d’étudier la grosseur, soit par des prélèvements, soit par des examens d’imagerie médicale (radiographies ou échographies, etc.). Seul un professionnel vétérinaire pourra poser un diagnostic officiel et procéder à des vérifications, ainsi qu’à un traitement.
Traitements
S’il existe des traitements pour le hamster17, le rat ou la souris18, ces travaux expérimentaux ne constituent pas des protocoles cliniques validés pour l’octodon. Le choix d’un traitement doit tenir compte du bénéfice attendu, de son administration, du suivi et de la qualité de vie. L’arrêté français encadre l’emploi des médicaments anticancéreux et la maîtrise des expositions ; il ne constitue pas une interdiction générale de traiter les rongeurs7.
Dans la plupart des cas, une opération pour retirer les tumeurs est la seule option envisageable, avec un traitement visant à réduire les effets de l’opération et/ou à améliorer la qualité de vie de l’octodon.
Masse de la région incisive chez l’Octodon degus ; son aspect ne permet pas à lui seul d’affirmer une malignité.Différents types de cancers et de tumeurs
L’O. degus peut faire face à divers types de cancers, ou de tumeurs. Si certaines tumeurs peuvent être généralisées, d’autres sont notamment très spécifiques et peuvent être liées à certains troubles.
- Cancer des poumons : l’Octodon degus peut développer un cancer proche de certains cancers pulmonaires décrits dans d’autres espèces, sans que cela établisse une origine tabagique chez cet animal, comme le bronchioloalveolar carcinoma, diagnostiqué chez un mâle adulte dans un zoo9.
- Cancer rénal : des métastases rénales et hépatiques d’un carcinome pulmonaire ont été décrites chez un même individu9., ce qui montre que des métastases peuvent survenir et ne permet pas d’affirmer que tous les cancers de l’octodon se propagent rarement ou lentement.
- Cancer du lymphome : quelques cas de masses cancéreuses liées au cancer du lymphome (histiocytic lymphoma) ont été retrouvés. Chez un octodon, cela a causé la mort, car un des ganglions a fait une compression sur la trachée.
- Cancer du foie : deux octodons ont développé un cancer du foie, ou hepatocellular carcinoma ; malheureusement il semble que ce cancer se métastase, puisque des tumeurs ont touché la vésicule biliaire, le cœur et les poumons. Un de ces octodons a contracté un cholangiocarcinoma, cancer des cellules des voies biliaires.
- Cancer buccal : des masses néoplasiques ou non néoplasiques peuvent se développer dans la bouche. Un élodontome ne doit pas être assimilé automatiquement à un cancer ou à une lésion précancéreuse16.
- Cancer de la queue : le cancer de la queue, ou chordome, est observé chez l’octodon19. La tumeur prend souvent la forme d’une masse sur la queue et peut passer pour un abcès.

Les octodons peuvent également présenter plusieurs types de tumeurs, celles relatées par des recherches comprennent 8 tumeurs épithéliales, 13 tumeurs mésenchymateuses, 4 tumeurs à cellules rondes et 2 chordomes20. D’autres types de tumeurs sont observés, tels que splenic hemangioma (lésion des veines), mesenteric lipoma, vaginal leiomyosarcoma (lésions vaginales, qui restent très rares), des fibrosarcomes (masse dans les tissus conjonctifs fibreux), et un cas de « transitional cell carcinoma » dans un rein.
Conclusion
On peut penser que les cancers et tumeurs peuvent, comme chez d’autres rongeurs, toucher tous les organes chez l’octodon. Il est difficile de soigner autrement que par l’ablation de la tumeur, même si cela peut mener à une ablation d’un membre. Les tumeurs et cancers étant globalement très rares, les trois séries citées ne permettent pas de calculer un taux représentatif de la population : leurs effectifs, leurs critères de recrutement et les lésions comptabilisées diffèrent. Il est donc normal que ces dernières soient encore peu connues. De manière générale, les pathologies et problèmes de santé des dègues du Chili ne sont pas autant décrits que chez d’autres espèces de rongeurs, bien que cela tende à s’améliorer.
Sources
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Bonjour. Je suis l’heureux cohabitant de 4 octodons, une achetée en animalerie et 3 autres sauver en refuge SPA.
J’ai une question sur le comportement de ce que je pense être la dominante.
La plus faible du groupe ce fait épilé le dos par la plus grosse entre les omoplates. Dois-je m’inquiété?
PS: Je n’ai que des femelles et les 3 sauver de la SPA sont séparées de l’autre.
Bonjour,
Est-ce que vous l’avez vu lui retirer les poils? Cela peut être de la dominance, mais il est aussi possible que votre octodon ait des problèmes de peau et dans ce cas, contactez un vétérinaire.
Si vous l’avez vu faire, dans ce cas, je vous conseille d’essayer de mettre des occupations et des jeux à vos octodons, d’introduire régulièrement des nouveaux éléments, afin de les occuper. Il est aussi possible de cacher de la nourriture, pour les forcer à le chercher. Pensez également à mettre à disposition des cachettes, avec deux entrées, que la dominée ne puisse pas bloquer l’autre.
N’hésitez pas à me recontacter au besoin!