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Comportement de l’octodon

L’Octodon degus est un rongeur grégaire, originaire d’Amérique du Sud et plus particulièrement du Chili. Il s’agit d’un rongeur qui a une grande capacité de vocalisation et communique beaucoup, à la manière des marmottes, grâce à ses cris. Le comportement de l’octodon peut étonner aux premiers abords, mais il est indispensable de savoir “lire” son octodon, afin de s’en occuper au mieux. Il s’agit d’un animal très actif, qui a des besoins mentaux et physiques à pourvoir, pour éviter les problèmes de comportement.

L’Octodon degus est actuellement considéré comme un animal sauvage dans de nombreux pays à travers le monde. Il n’est pas (encore) domestiqué, et garde en captivité une grande partie de ses comportements naturels. 

Roue octodon

Deux octodons dans une roue – Photo par Linden Tea

Groupe social

O. degus est un rongeur grégaire à la vie sociale bien cadrée, avec des interactions complexes et des moyens de communications bien développés. Tout au long de sa vie, il développera des interactions sociales qui façonneront son caractère et régiront la vie de son groupe. Au Chili, l’octodon vit dans des terriers composés de 1 à 2 mâles et jusqu’à 4 à 6 femelles. Ces terriers se regroupent en grandes colonies de centaines d’individus1, qui pullulent dans certaines régions.
L’octodon tire de son groupe des avantages non négligeable : une meilleure surveillance du territoire, plus de vigilance vis à vis des prédateurs, des nurseries pour les petits et la mise en commun de réserves de nourriture. Cela permet d’augmenter l’espérance de survie du groupe et ainsi des individus et de perpétuer l’espèce. Les octodons mettent également en commun leurs compétences, en creusant et déblayant les terriers en groupes2.

L’Octodon degus se reproduit naturellement 1 à 2 fois par an maximum, principalement au printemps. Dès son plus jeune âge, l’octodon est élevé par les membres de son clan, qu’ils soient ou non ses parents sans que cela ne change son quotidien3. Les infanticides sont très rares chez cette espèce, notamment à l’état sauvage4.

Groupe d’Octodons degus durant une sieste

Territorialité

Octodon degus devant son terrier

Dans la nature, les octodons vivent dans des terriers et organisent leur vie sociale, leur recherche de nourriture et leur comportement en fonction de ce territoire. Ils migrent régulièrement, notamment lorsque les terriers deviennent surpeuplés suite à des portées5. Les octodons ne semblent pas avoir d’attache à leur territoire de naissance et peuvent migrer loin de ces derniers, pour trouver un nouveau clan, ou en fonder un.

Le terrier est l’élément central de la vie de ces rongeurs. Ainsi, l’octodon passe une grande partie de sa journée à observer. A la manière des suricates, il peut se dresser en “s’asseyant”, pour observer les alentours. L’ensemble du groupe participe à cette vigilance commune, pour avertir du moindre danger le plus rapidement possible. De plus, les octodons choisissent de positionner leurs terriers sous un couvert végétal ou minéral, afin de mieux le sécuriser6. Lorsqu’une alerte est déclenchée par l’un des dègues, ils se précipitent dans le terrier ou se figent sous le couvert végétal afin de passer inaperçu. Ils commenceront à reprendre leurs activités au bout de quelques minutes, une fois le danger passé.

La plus grande majorité du temps est passé dans les terriers, composés de tunnels et de diverses chambres, des salles circulaires ou ovales, de 15 à 30cm de diamètre. Elles ont des fonctions distinctes, certaines sont des chambres de mise bas et d’autres des réserves de nourriture. Dans ces tunnels, la température avoisine les 24°C en moyenne, peu importe la saison. 

L’octodon sort de son terrier lorsqu’il a besoin de se nourrir ou de faire des réserves, car il n’hiberne pas. Durant la saison chaude, ils ne sortent que durant la matinée et la soirée, restant la grande majorité de la journée bien au frais. Lors de la saison humide, l’octodon au contraire change son cycle de vie et s’aventure dehors tout au long de la journée.

Groupe d’octodons –
Marie Hale

Cri et chant

Photo par Isabelle Wornham – Edith (gauche) & Dora (droite)

Les vocalises de l’octodon sont très nombreuses, entre les claquements de dents, les sifflements et cris d’alarme, son “vocabulaire” est riche et il dispose de plus d’une dizaine de sons7 pour communiquer : Cris et sons chez l’octodon. Il l’utilise pour communiquer au sein de son terrier ou à l’extérieur, pour prévenir des dangers ou régir sa vie sociale.

L’octodon utilise son cri et ses vocalises au quotidien pour régir la vie de son groupe : que ce soit pour prévenir une attaque, défendre sa nourriture ou profiter d’un moment de tendresse. Avec les humains, à la manière des cochons d’Inde, il est capable de pousser un cri aigu et fort pour appeler et demander de l’attention.

Communication olfactive

La communication olfactive est très important pour l’octodon. Ainsi, le marquage urinaire est très présent dans le territoire de l’octodon et en particulier sur la terre à bain8 9. Cela permet aux degus de se reconnaître entre eux et d’harmoniser leurs odeurs. Tout octodon étranger sera alors tout de suite repéré par le groupe, car il n’en portera pas l’odeur. Les mâles ont tendance à marquer plus souvent le territoire que les femelles10.

Comportement & langage corporel de l’octodon

L’octodon utilise également un langage corporel très riche11 pour se faire comprendre de ses congénères. Afin de mieux le connaître, le propriétaire peut observer ses octodons pour en comprendre le sens et ainsi mieux interagir avec et mieux le comprendre. Connaître son octodon est la clé d’une relation entre le propriétaire et l’animal, basé sur la confiance mutuelle. C’est pour cela qu’observer son animal est important!

Toilette

O. degus se toilettant mutuellement.

La toilette est important pour l’octodon, elle joue un rôle indispensable pour la bonne cohésion du groupe ainsi que pour sa santé. L’octodon peut faire sa toilette en se léchant et se nettoyant avec ses pattes ou bien se rouler dans un bain de sable.

Toilette & groupe

Lorsque l’octodon se toilette en se léchant, il prend bien soin de son pelage, en mordillant certaines parties pour nettoyer le poil, en lissant ses vibrisses pour les dégager de toute saleté. Pour se nettoyer, il se pose souvent sur ses pattes arrière, afin de mieux atteindre certaines parties du corps. Cela peut lui prendre quelques minutes et lui permet d’entretenir son pelage, mais aussi ses yeux et ses oreilles. Il peut aussi se gratter avec les pattes arrières, et ce très rapidement. Il s’agit d’un comportement normal tant qu’il n’est pas compulsif. Le fait que l’octodon se gratte régulièrement n’est pas forcément signe d’un problème de peau.

Il arrive que les octodons se toilettent mutuellement, cela est le signe d’une entente entre les deux, et permet de renforcer les liens au sein du clan. Les octodons peuvent couiner lors de la toilette, notamment quand leur congénère s’attaque un peu violemment au pelage, à coup de crocs. La toilette mutuelle peut durer plusieurs minutes et finir par une sieste, chaque octodon blotti contre son congénère.

Terre à bain

La terre à bain joue un rôle fondamental dans le comportement et la communication chez l’octodon. En effet, c’est grâce à cette dernière qu’il peut éliminer l’excès de sébum et harmoniser son odeur avec celle des autres dègues. C’est ainsi que l’octodon peut reconnaitre olfactivement les membres de son clan des potentiels intrus. Le sable permet notamment de mettre en place des introductions de nouveaux octodons dans un groupe.

Octodon degus qui se roule dans du sable/de la terre à bain - Wikimedia Commons

Octodon degus qui se roule dans du sable/de la terre à bain – Wikimedia Commons

Les octodons installent généralement leur bain de terre à proximité de leur terrier. En captivité, il est possible de leur mettre à côté d’une cachette ou d’une cabane. Les dègues vont y déposer quelques gouttes d’urine, afin que les odeurs soient mélangées10. Les mâles ont tendance à marquer et se nettoyer plus souvent dans le sable, pour bien montrer leur territoire. C’est grâce aux odeurs de chaque individu et à ce mélange que l’octodon se constitue un clan et est capable de migrer. Il va alors se rouler dans la terre du nouveau groupe pour récupérer leur odeur et se faire intégrer au sein du terrier. Les mâles se lavent plus souvent pour marquer le territoire et leur attitude se modifie en compagnie d’autres mâles8 9, en diminuant la fréquence de leurs bains. Lorsque les dègues partagent le bac à sable, cette pratique est évitée. Cela permet de “tromper” leur flair et de faire passer les nouveaux venus pour des confrères.

L’idéal est de placer un seul bac à sable par cage, et de le laisser en accès permanent, pour permettre aux octodons de reproduire ce comportement dans la nature. Il est possible de tamiser le sable pour retirer les saletés et souillures potentielles. Les sables parfumés ou l’ajout d’huiles essentielles est à éviter, car les octodons sont trompés par ces effluves et évitent les individus qui en portent l’odeur12.

Attitudes de l’octodon

L’octodon présente de nombreux comportements différents qui lui permet de communiquer avec ses congénères. Son positionnement, son activité et sa manière de se tenir sont des indices sur son état d’esprit du moment et mieux le comprendre13. Une meilleure compréhension de l’espèce et de ses besoins permet d’éviter les problèmes de comportement, mais aussi de lui proposer les meilleurs conditions possible en captivité.

Comportement social chez l’octodon – Rolf Dietrich Brecher

La monte

Octodon degus qui monte un congénère pour dormir

Octodon degus qui monte un congénère pour dormir

L’octodon peut parfois “monter” un de ses congénères. Il s’agit d’un comportement normal, qui n’est pas lié à l’accouplement et que l’on peut observer chez des dègues du même sexe. L’octodon peut monter un congénère pour jouer ou pour appuyer sa dominance à un moment donné14. Cela permet de renforcer les liens hiérarchiques au sein du clan. Cela peut également arriver lors de bagarres, ou d’introduction de nouveaux individus. Enfin, les octodons peuvent aussi prendre appui sur un congénère pour faire une sieste confortable et bien au chaud.

Lorsque la monte n'est pas un accouplement, les octodons ont tendance à mordiller la nuque de leur congénère ou à se déplacer en même temps, ce qui n'est pas le cas lorsque le mâle insémine la femelle.

L’observation

L’octodon est très observateur de son milieu, ce qui lui permet de détecter des potentiels prédateurs. C’est pourquoi il peut rester plusieurs minutes sans bouger, aux aguets. Il lui arrive également de se mettre debout sur ses pattes arrière, pour mieux observer quelque chose qui l’intrigue. Dans la nature, cela représente un tier de son temps d’activité dans la journée et dépend de la présence plus ou moins régulière des prédateurs, ainsi que du terrain où sont installés les octodons15.

Les contacts de museau à museau / “bisous”

Les octodons passent beaucoup de temps, lorsqu’ils se croisent, à se flairer le museau. Souvent pris pour des “bisous”, ce comportement permet notamment de reconnaitre l’individu croisé. Ce comportement est particulièrement observé chez les adultes, qu’avec les plus jeunes16.

Les bagarres

Les octodons sont des animaux territoriaux et qui peuvent se bagarrer fréquemment, surtout en captivité, où ils ont moins d’espace. Les bagarres sont normales tant qu’il n’y a pas de blessures apparentes entre les animaux. Cependant, si elles dégénèrent, les octodons doivent être séparés pour éviter le comportement. Le propriétaire doit alors trouver et évaluer la cause des bagarres, afin d’essayer de régler le problème.

Deux octodons qui se bagarres

Boxe

Les octodons peuvent se boxer et donner des coups de patte, en se tenant debout l’un en face de l’autre. Ces attaques peuvent être très impressionnantes et sont souvent accompagnées de cris et grognements agressifs, voire de claquements de dents. Les octodons peuvent également se poursuivre après s’être battus et continuer de s’attaquer.

Battement de queue

L’octodon est capable de battre violemment de la queue contre le sol, dans un mouvement en arc de cercle. Cela peut être le signe d’une attaque prochaine et est souvent accompagné de grognement si tel est le cas. Le battement de la queue peut être accompagné d’une course poursuite de la part d’un autre dègue. L’octodon peut aussi montrer ce comportement dans les périodes de reproduction. 

Coup de pattes / ruades

L’octodon, lorsqu’il est énervé ou veut défendre une position, peut donner des coups de pattes, avant et arrière à son congénère qui s’approcherait trop. Cela arrive notamment quand de la nourriture est en jeux. Généralement, ce comportement reste calme, mais si le congénère devient un peu trop entreprenant, il peut dégénérer en bagarre et morsures.

Course poursuite

Bagarres entre octodons – Leo Viëtor

Lors de comportements agressifs ou de conflits, il arrive que les octodons se lancent dans des courses-poursuite. Généralement accompagné de grognements, celles-ci peuvent durer quelques minutes et finir par dégénérer en boxe ou morsures. Il est important en captivité d’éviter d’avoir des culs de sac dans la cage, et de préférer des cachettes à entrées multiples pour permettre une meilleure circulation des octodons.

Morsure

Il s’agit du niveau d’agression le plus élevé chez l’octodon. Ce comportement peut se produire lorsque l’octodon est acculé, a peur, ou bien se bagarre avec un congénère. Les morsures de l’octodon sont très puissantes, elles peuvent mutiler des congénères, notamment au niveau des oreilles, de la bouche et de la queue. Lorsque deux octodons se battent violemment, utilisez une séparation (couvercle, carton, …) pour arrêter l’affrontement, qui peut engendrer la mort de l’un des adversaires. Si votre octodon vous a mordu violemment, il est important de consulter rapidement un médecin.

Comportements de jeux chez le jeune octodon

Octodons dans un nid

Les plus jeunes octodons montrent des comportements assimilés au “jeu” chez les espèces animales17. Cela leur permet d’apprendre à survivre et de reproduire les interactions sociales au sein du clan. C’est par ces expérimentations que le jeune octodon va comprendre le langage de son espèce et savoir y répondre14.

Les jeunes octodons peuvent ainsi s’essayer à des séances de boxe, en se tenant debout sur les pattes arrières et essayant de faire basculer son adversaire. Cela leur permet d’expérimenter les combats et d’apprendre à se défendre. Ils peuvent aussi s’essayer à d’autres simulacres de bagarres en s’affrontant côté à côté et tournant sur eux même, démontrant leur force.

La course est l’une des activités préférées des petits octodons14, qui s’essaient même aux cabrioles et autre petits sauts. La course des jeunes octodons est souvent un peu erratique au début et peut ressembler au galop d’un cheval plus qu’au déplacement habituel de l’octodon adulte. Il arrive que les octodons adultes s’adonnent à ces courses, sautant également des quatre pattes, mais en de plus rares occasions.

Comportement alimentaire

La recherche alimentaire est un comportement important dans la vie de l’octodon. Elle constitue la plus grand partie de ses activités lorsqu’il sort de son terrier, soit environ 46% de son temps15. L’octodon est naturellement plus actif le matin et le soir, sa recherche alimentaire correspondant à ces pics d’activité. Ainsi, les dègues sortent de leur terrier et mangent au fur et à mesure de leur sortie, en préférant se mettre à couvert ou à proximité d’un espace herbacé. Lorsqu’il ne trouve plus de nourriture à sa convenance, il changera de lui pour recommencer à manger d’autres végétaux.

En captivité, l’octodon est bien souvent coupé de cette recherche alimentaire par l’utilisation de la gamelle. Hors, permettre à l’animal de s’occuper en recherchant sa nourriture permet de réduire le stress et les problèmes de comportement. Ainsi, nous recommandons de retirer toutes les gamelles de nourriture et de cacher la ration alimentation partout dans la cage, en proposant des casse-têtes et autres petits défis à relever pour atteindre la nourriture.

 

Propreté & défécation

L’octodon n’est pas un animal qui peut être propre, car sa digestion est très longue et permanente. Que ce soit dans la nature ou en captivité, il fera ses crottes là où il est et quand il en a besoin. Les seuls endroits qui restent relativement propres sont les réserves alimentaires des terriers et certains points d’alimentation.

Coprophagie

Octodon degus mangeant ses déjections

L’octodon est un animal coprophage, c’est à dire qu’il mange ses propres excréments. Il n’est cependant pas caecotrophe, c’est à dire qu’il n’a pas besoin de réingérer ses crottes pour mieux les digérer1. La coprophagie permet à l’octodon d’assimiler des nutriments indispensables, voire de rétablir sa flore intestinale en cas de dysbiose intestinale.

Comportement sexuel de l’octodon

L’octodon se reproduit une à deux fois dans l’année et les femelles sont en gestation 3 mois avant de mettre bas. Le comportement sexuel de l’octodon est très codifié et complexe, à l’instar de leur vie sociale. Pour en savoir plus sur la reproduction de l’octodon : La reproduction chez l’octodon.

Accouplement

Bébés octodons degus à l’âge de 5 jours.

L’accouplement survient souvent au printemps où à l’automne, lorsque la femelle est prête à être fécondée. Lorsque l’octodon s’accouple, le mâle monte sur la femelle pour l’inséminer. Une fois l’accouplement terminé, le mâle poussera des cris brefs et répétés (Bark – Aboiement), durant de quelques minutes à quelques heures. Cela annonce un heureux évènement d’ici 3 mois! Généralement, l’octodon marquera la femelle avec de l’urine avant l’accouplement et pourra battre de la queue ou se déplacer de manière très saccadée11.

Elevage des jeunes octodons

Lorsque la mise bas est proche, la femelle va commencer à construire un nid pour accueillir les jeunes octodons. Une fois la mise bas achevée, tous les octodons du groupes s’occuperont ensemble des jeunes18. Ainsi, n’importe quelle femelle pourra allaiter à tour de rôle la portée19. Quant au mâle, il participera à leur éducation en interagissant avec eux et en jouant, mais ce comportement va diminuer avec la croissance des jeunes16. Les jeunes octodons vont commencer à sortir du nid au bout de quelques jours et seront déjà capables de se nourrir par eux-mêmes, en complément du lait maternel. Cependant, il ne seront totalement sevrés qu’à partir de l’âge de 72-75 jours.

Jeunes octodons en train de téter leur mère

Jeunes octodons en train de téter leur mère

Pendant la fin de la gestation et la lactation, la femelle perd beaucoup de poids et montre un taux de stress élevé20. Il est indispensable de lui fournir assez de nourriture pour s’alimenter correctement.

Il est important de ne pas manipuler les jeunes octodons avant qu’ils ne viennent par eux-mêmes, et de toujours les manipuler en présence des parents. Les jeunes octodons sont très sensibles aux troubles psychologiques durant leur développement, notamment à l’hospitalisme ou la dépression17

Comportement & interactions octodon – humain

Octodon degus manipulé – Linden Tea

L’Octodon degus est un rongeur très curieux, qui peut créer un véritable lien affectif avec son propriétaire. Il peut s’apprivoiser facilement dès lors que l’on fait preuve de douceur et de patience. Cependant, il n’est pas une peluche et pourra refuser les câlins. De même, il s’agit d’un animal qui n’aime pas être trop manipulé ou porté, surtout lorsqu’il n’a pas été habitué. De nombreux octodons reconnaissent leur propriétaire et attendent avec impatience une petite marque d’affection! Ils sauront même l’appeler si nécessaire, en produisant un sifflement bref. 

Groupe d’octodons pendant une sieste

L’octodon est un animal passionnant à observer, car il a une vie sociale très active et complexe. Mais c’est un animal actif, qui a des besoins spécifiques pour éviter les comportement stéréotypés (mordillement des barreaux) ou un trop grand stress (auto mutilation). C’est l’animal parfait pour les personnes patientes et observatrices, par contre, il sera moins indiqué si vous souhaitez un petit compagnon silencieux et très câlin.

Sources

  1. Nutrition and Behavior of Degus (Octodon degus)[][]
  2. Communal burrowing in the hystricognath rodent, Octodon degus: a benefit of sociality?[]
  3. An experimental examination of the consequences of communal versus solitary breeding on maternal condition and the early postnatal growth and survival of degu, Octodon degus, pups[]
  4. No infanticide in the hystricognath rodent, Octodon degus:
    does ecology play a role?[]
  5. Instability Rules Social Groups in the Communal Breeder Rodent Octodon degus[]
  6. Octodon degus[]
  7. VOCALISATIONS OF THE DEGU OCTODON DEGUS, A SOCIAL CAVIOMORPH RODENT[]
  8. Responses to Conspecifics’ Urine by the Degu (Octodon degus)[][]
  9. Male degus, Octodon degus, modify their dustbathing behavior in response to social familiarity of previous dustbathing marks[][]
  10. The Effects of Exposure to Conspecific Urine on Urine-Marking in Male and Female Degus (Octodon degus)[][]
  11. Patterns of behaviour in Hystricomorph rodents. Symp Zool Soc Lond[][]
  12. Early Olfactory Environment Influences Social Behaviour in Adult Octodon degus[]
  13. Effects of familiarity on agonistic encounter behavior in male degus (Octodon degus)[]
  14. Eliciting Play: A Comparative Study[][][]
  15. Seasonal changes in the time budget of degus, Octodon degus[][]
  16. Contact-Promoting Behavior, Social Development, and Relationship with Parents in Sibling Juvenile Degus (Octodon Degus)[][]
  17. Octodon degus. A useful animal model for social-affective neuroscience research: Basic description of separation distress, social attachments and play[][]
  18. Reproductive correlates of social network variation in plurally breeding degus (Octodon degus)[]
  19. Mother–offspring recognition in communally nesting degus, Octodon degus[]
  20. Seasonal variation in the degu (Octodon degus) endocrine stress response[]

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